Retour d’expérience sur le CFA (Chartered Financial Analyst)

Le CFA (Chartered Finacial Analyst) est une certification de finance reconnue mondialement et délivrée par l’Institut CFA.
Il se compose de 3 niveaux. Pour obtenir un niveau il faut réussir l’examen correspondant avec plus de 70% de bonnes réponses.

Le CFA est particulièrement orienté vers l’analyse financière mais les sujets abordés sont assez variés et touchent la finance en général.

Le contenu du CFA (Chartered Financial Analyst)

Les sujets du CFA sont :

  • L’éthique et les standards professionnels (Ethical and Professional Standards)
  • Méthodes de calcul quantitatives (Quantitative Methods)
  • Economie (Economics)
  • Information et analyse financière (Financial Reporting and Analysis)
  • Finance d’entreprise (Corporate Finance)
  • Gestion de portefeuille (Portfolio Management)
  • Investissements en actions (Equity Investments)
  • Investissements à taux fixe (Fixed Income)
  • Produits dérivés (Derivatives)
  • Investissements alternatifs (Alternative Investments)

Le fonctionnement des Options – Les produits financiers

Une option est instrument financier qui fait partie de la famille des produits dérivés.

C’est un contrat entre un acheteur et un vendeur qui donne à l’acheteur de l’option le droit et non l’obligation d’acheter (Call) ou de vendre (Put) un actif sous-jacent (ex : une action) à un prix fixé à l’avance (strike), à une date donnée ou pendant une période définie à l’avance.
Un Call est une option d’achat qui donne donc la possibilité d’acheter un actif dans le futur à un prix convenu à l’avance.
Un Put est une option de vente qui donne donc la possibilité de vendre un actif dans le futur à un prix convenu à l’avance.
Acheter une option c’est acheter le droit de faire un choix en contrepartie du paiement d’une prime (le prix de l’option).

Sous-jacent : Un actif sous-jacent est un actif sur lequel porte une option ou un produit dérivé. Il peut être financier (actions, obligations, bons du Trésor, contrats à terme, devises, indices boursiers…) ou physique (matières premières agricoles, métaux précieux…).

Option européenne : une option européenne permet d’exercer l’option (achat/vente du sous-jacent) uniquement à la date d’échéance.

Option américaine : une option américaine permet d’exercer l’option (achat/vente du sous-jacent) jusqu’à la date d’échéance.

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Comprendre les contrats futures – Les produits financiers

Un Future est un engagement ferme d’acheter ou de vendre une quantité convenue d’un actif à un prix fixé à l’avance et à une date future convenue.

Un Future est un instrument financier dérivé de la catégorie des contrats à terme. Il est standardisé et coté sur un marché réglementé.
Les contrats à terme permettent de négocier l’achat ou la vente d’un actif  précis dans le futur à un prix convenu.

La valeur d’un contrat Future va dépendre de l’évolution du prix de l’actif sous-jacent, c’est un produit dérivé.
Les contrats Futures peuvent porter sur de nombreux sous-jacents : produits agricoles, matières premières, devises, indices boursiers etc.

Les contrats à terme ont toujours existé. Ils servaient par exemple aux producteurs agricole.

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TTF : La taxe sur les transactions financières dope le marché des dérivés

Les investisseurs institutionnels en France ont augmenté significativement leur exposition aux produits dérivés pour éviter la taxe sur les transactions financières (TTF) qui s’applique à l’achat d’actions.

L’utilisation de futures sur action (Single-stock future) a bondi de près de 250% sur un an, passant de 0,7 milliards de dollars en septembre 2011 à 2,4 milliards de dollars en septembre 2012.

L’exposition aux futures sur actions avait déjà fortement augmentée avant le projet de taxe sur les transactions financières (TFF) puisqu’elle n’était que de 0,3 milliards de dollars en septembre 2010.

L’utilisation de produits dérivés de type Future permet aux investisseurs d’avoir une exposition synthétique sur les variations d’une action tout en évitant de payer la taxe TTF.
Cette stratégie et ses conséquences sont connues depuis longtemps par les investisseurs qui veulent éviter la Stamp Duty (l’équivalent de la TTF) mise en place au Royaume-Uni.
L’imposition de la Stamp Duty sur l’achat d’action au Royaume-Uni avait banalisé l’usage de produits dérivés comme les CFD ou les Futures qui permettait de l’éviter.

Les recherches du Crédit Suisse montre également un intérêt croissant pour les valeurs françaises au sein de l’Euro STOXX. Les actions françaises représentent maintenant environ 30 %, leur plus haut niveau depuis mars 2010.

La taxe sur les transactions financières TTF est appliquée depuis le 1er aout aux achat d’actions cotées sur la place parisienne dont la capitalisation boursière est supérieure à 1 milliard d’euros. Il y a actuellement environ 110 actions françaises concernées par la TTF.

Les craintes de chute des volumes de transactions sur le marché action si la taxe était adoptée, se sont révélée infondées. Malgré un déclin de 10 % du volume tradé en août, les volumes de transactions ont rebondi fortement en septembre, tiré par le haut par les grandes capitalisations.

Ces résultats pourraient servir de support à l’élaboration de la taxe européenne sur les transactions financières qui pourrait s’appliquer aux actions, aux obligations et aux produits dérivés. Le principe de cette taxe a été accepté par 11 pays européens la semaine dernière.
Les détails de cette taxe européenne ne sont pas encore clairs mais elle devrait ressembler à la TTF française. La première version de la taxe sur les transactions financières européenne qui avait été révélée en septembre 2011 suggérait une taxe de 0,1 % sur les actions et 0,01 % sur les produits dérivés.
La version finale devrait être dévoilée d’ici la fin de l’année.

Les critiques avancent que cette taxe sur les transactions financières européenne pourrait mettre à mal la croissance de l’Europe, dérouter les investissements vers d’autre pays et augmenter l’utilisation de produits dérivés permettant de l’éviter.