TTF : La taxe sur les transactions financières dope le marché des dérivés

Les investisseurs institutionnels en France ont augmenté significativement leur exposition aux produits dérivés pour éviter la taxe sur les transactions financières (TTF) qui s’applique à l’achat d’actions.

L’utilisation de futures sur action (Single-stock future) a bondi de près de 250% sur un an, passant de 0,7 milliards de dollars en septembre 2011 à 2,4 milliards de dollars en septembre 2012.

L’exposition aux futures sur actions avait déjà fortement augmentée avant le projet de taxe sur les transactions financières (TFF) puisqu’elle n’était que de 0,3 milliards de dollars en septembre 2010.

L’utilisation de produits dérivés de type Future permet aux investisseurs d’avoir une exposition synthétique sur les variations d’une action tout en évitant de payer la taxe TTF.
Cette stratégie et ses conséquences sont connues depuis longtemps par les investisseurs qui veulent éviter la Stamp Duty (l’équivalent de la TTF) mise en place au Royaume-Uni.
L’imposition de la Stamp Duty sur l’achat d’action au Royaume-Uni avait banalisé l’usage de produits dérivés comme les CFD ou les Futures qui permettait de l’éviter.

Les recherches du Crédit Suisse montre également un intérêt croissant pour les valeurs françaises au sein de l’Euro STOXX. Les actions françaises représentent maintenant environ 30 %, leur plus haut niveau depuis mars 2010.

La taxe sur les transactions financières TTF est appliquée depuis le 1er aout aux achat d’actions cotées sur la place parisienne dont la capitalisation boursière est supérieure à 1 milliard d’euros. Il y a actuellement environ 110 actions françaises concernées par la TTF.

Les craintes de chute des volumes de transactions sur le marché action si la taxe était adoptée, se sont révélée infondées. Malgré un déclin de 10 % du volume tradé en août, les volumes de transactions ont rebondi fortement en septembre, tiré par le haut par les grandes capitalisations.

Ces résultats pourraient servir de support à l’élaboration de la taxe européenne sur les transactions financières qui pourrait s’appliquer aux actions, aux obligations et aux produits dérivés. Le principe de cette taxe a été accepté par 11 pays européens la semaine dernière.
Les détails de cette taxe européenne ne sont pas encore clairs mais elle devrait ressembler à la TTF française. La première version de la taxe sur les transactions financières européenne qui avait été révélée en septembre 2011 suggérait une taxe de 0,1 % sur les actions et 0,01 % sur les produits dérivés.
La version finale devrait être dévoilée d’ici la fin de l’année.

Les critiques avancent que cette taxe sur les transactions financières européenne pourrait mettre à mal la croissance de l’Europe, dérouter les investissements vers d’autre pays et augmenter l’utilisation de produits dérivés permettant de l’éviter.

Comment Georges Soros a détruit l’ancêtre de l’Euro

La fin de l’euro serait-elle vraiment un scénario inédit ? Entre 1979 et 1992, un système monétaire avait déjà été mis en place entre les principaux pays européens (Allemagne, France, Angleterre) pour lier leurs monnaies.

Le Système Monétaire Européen (SME) a pris fin suites aux attaques du hedge fund de Georges Soros sur le marché des changes.
En prenant des positions baissières de plusieurs milliards contre la livre sterling, Georges Soros a forcé la Banque d’Angleterre a sortir du Système Monétaire Européen ce qui lui a valu le surnom de « l’homme qui a fait sauter la Banque d’Angleterre ».

Comment Georges Soros a réussi a faire couler la livre sterling et le Système Monétaire Européen, ancêtre de l’euro ? a engendrer des milliards de plus-value ? un tel scénario peut-il se reproduire avec l’euro ? c’est ce que nous allons étudier dans cet article.

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Notation des dettes des pays européens

Les dettes des pays sont évaluées par des agences de notations (Standard and Poor’s, Moody’s, Fitch) qui leur attribuent une note censée représenter le niveau de solvabilité du pays.

Ces notations font la une de l’actualité ces derniers temps car avec la crise des dettes souveraines européennes il ne se passe plus un mois sans que l’on ne parle de la dégradation de la note d’un pays européen.

Les pays européens les plus touchés par l’endettement public, les PIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne) ont subi des abaissements successifs de leur note.

Voici les notes attribuées par les 3 principales agences de notation aux dettes des pays européens au 19 octobre 2011.

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Risque de perte sur l’assurance-vie et les fonds en euros ?

Le fonds en euros est le support de prédilection de l’assurance-vie car le risque de perte de capital est quasi-nul et le rendement était jusqu’à présent encore attractif (environ 4 % net) pour les profils sécuritaires. Le capital placé ne peut pas être perdu et l’assureur garantit un taux minimum de rémunération.

Avec la crise financière et la crise des dettes souveraines en Europe, certains français ont peur de perdre l’argent placé dans ces assurances vie.

Nous allons étudier les conséquences et les impacts financiers liés à plusieurs scénarios :

  • Faillite d’un ou plusieurs pays européens
  • Faillite du distributeur du contrat assurance-vie
  • Faillite de l’assureur émettant le contrat d’assurance-vie

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