Les contrats fonds en euros des assurances vie ont été le placement préféré des français ces dernières années.
Pourtant il semble de moins en moins attrayant d’ouvrir une assurance-vie pour souscrire à un fonds en euros car les particuliers craignent :
que les rendements des fonds en euros contenus dans les assurances vie ne baissent
Même si les assureurs arborent toujours des rendements nets supérieurs à 3 %, le rendement réel est bien moindre si on retire le taux d’inflation de l’INSEE. Le tableau ci-dessous compare le rendement moyen net des fonds en euros ces 10 dernières années avec le rendement réel si on prend en compte l’inflation. Les résultats ne sont pas très reluisants et la baisse du rendement réel sur la décennie est significative.
Les particuliers français dont l’argent est déposé dans un établissement financier comme une banque sont en partie protégés en cas de faillite de celle-ci si la banque adhère au Fonds de Garantie des Dépôts.
Le Fonds de Garantie des Dépôts a pour objectif d’indemniser les déposants dans la limite de 100 000 € lorsque l’établissement financier auquel ils ont confié leurs avoirs ne peut plus faire face à ses engagements.
Outre la garantie des dépôts (qui concerne les clients des banques) le Fonds de Garantie des Dépôts gère également deux autres mécanismes de garantie :
la « garantie des investisseurs » (ou garantie des titres) au bénéfice des clients des entreprises d’investissement ; cette garantie demeure plafonnée à 70 000 euros ;
la « garantie des cautions » au bénéfice des clients des organismes délivrant des cautions obligatoires.
Voici la liste des établissements financiers adhérant au Fonds de Garantie des Dépôts. Les déposants de ces établissements seraient donc indemnisés dans le cas où leur établissement ferait faillite.
Les dettes des pays sont évaluées par des agences de notations (Standard and Poor’s, Moody’s, Fitch) qui leur attribuent une note censée représenter le niveau de solvabilité du pays.
Ces notations font la une de l’actualité ces derniers temps car avec la crise des dettes souveraines européennes il ne se passe plus un mois sans que l’on ne parle de la dégradation de la note d’un pays européen.
Les pays européens les plus touchés par l’endettement public, les PIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne) ont subi des abaissements successifs de leur note.
Voici les notes attribuées par les 3 principales agences de notation aux dettes des pays européens au 19 octobre 2011.
L’agence de notation Moody’s a annoncée lundi 17 octobre 2011 qu’elle allait réétudier la perspective « stable » assignée à la note Aaa de la dette française au cours des trois prochains mois.
La France possède actuellement la meilleure note possible Aaa avec une perspective « stable » de cette note.
Moody’s voudrait prendre en compte l’éventuelle recapitalisation des banques françaises dans la notation ce qui pourrait faire passer la perspective de « stable » à « négative ».
Le changement de perspective de la part d’une agence de notation est généralement suivi, entre 3 et 12 mois plus tard par un abaissement de la note.
Si le résultat de cette étude donne une perspective « négative », la dégradation de la note de la France ne serait plus à exclure selon Moody’s.
Le niveau d’endettement de la France est parmi les plus élevés des pays notés Aaa mais il reste contenu grâce à un poids relativement faible des intérêts de la dette par rapport aux revenus de l’Etat.
Moody’s dit « que la puissance financière du gouvernement s’est détériorée, à l’image de ce qui s’est passé dans d’autres pays de la zone euro, parce que la crise économique et financière mondiale s’est traduite par une détérioration du niveau d’endettement de la France », soulignant qu’il était plus fragile que ceux des autres pays de la zone euro qu’elle note également Aaa.
Le taux d’emprunt des obligations de l’état français est au plus haut depuis début août 2011.
Après avoir atteint un plus bas à 2,44 % le 12 septembre, le taux de l’OAT à 10 ans de la France est passé de 2,53 % le 4 octobre à 3,13 % le 14 octobre, soit une hausse de 24 % en à peine 10 jours. Dans le même temps, le CAC 40 a bondi de 16 %.
Le taux des obligations de l’état français (OAT) représente le taux auquel la France emprunte à des investisseurs sur les marchés financiers.
Le risque d’emprunter à la France se serait-il considérablement accru dans les 10 derniers jours alors que l’indice boursier français était en forte hausse ? c’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre.
Taux des obligations d'état françaises (OAT) à 10 ans sur 6 mois
Le fonds en euros est le support de prédilection de l’assurance-vie car le risque de perte de capital est quasi-nul et le rendement était jusqu’à présent encore attractif (environ 4 % net) pour les profils sécuritaires. Le capital placé ne peut pas être perdu et l’assureur garantit un taux minimum de rémunération.
Avec la crise financière et la crise des dettes souveraines en Europe, certains français ont peur de perdre l’argent placé dans ces assurances vie.
Nous allons étudier les conséquences et les impacts financiers liés à plusieurs scénarios :
Faillite d’un ou plusieurs pays européens
Faillite du distributeur du contrat assurance-vie
Faillite de l’assureur émettant le contrat d’assurance-vie
La détention de dettes souveraines dans les fonds euros des assurances vie rend anxieux les détenteurs de ce type de contrat qui ont peur de perdre une part de leur capital.
Le tableau ci-dessous présente la part de la dette grecque détenue par les principaux assureurs et présente dans les fonds en euros des assurances vie.
En pratique, les fonds en euros sont peu exposés à la dette souveraine de la Grèce avec une exposition allant de 0 % pour la plupart des fonds en euros à 2,5 % pour le Crédit Agricole Assurances.
De plus, le Crédit Agricole Assurances possède un PPE (Participations pour Provisions aux Excédents) s’élevant à 4,2 milliards d’euros et lui permettant de faire face au défaut de paiement total de la Grèce.
Assureur
Part de la dette grecque dans la composition du fonds en euros
Le prix Nobel d’économie2011 a été décerné lundi aux Américains Thomas J. Sargent et Christopher A. Sims pour leurs travaux en macro-économie.
Les 2 chercheurs, âgés de 68 ans chacun, sont récompensés pour leurs travaux et recherches sur « la cause et l’effet en macro-économie ».
Ils ont développés des théories et méthodes faisant le lien de causalité entre les politiques économiques et les variables macro-économiques tel que l’inflation, le PIB, le chômage, l’emploi et les investissements.
« Une des tâches principales de la recherche en macro-économie consiste à comprendre comment chocs et changements systématiques de politique affectent les variables macroécononomiques à court et à long terme« , selon le comité Nobel.
« Les recherches de Sargent et Sims qui sont récompensées ont été indispensables à ce travail », souligne le comité pour justifier l’octroi de leur prix.
« Comment le PIB et l’inflation sont affectés par une augmentation temporaire des taux d’intérêt ou d’une baisse d’impôts? Que se passe-t-il si une banque centrale modifie de façon permanente son objectif d’inflation ou si un gouvernement modifie son objectif d’équilibre budgétaire? », tel est le type de questions auxquelles les 2 lauréats se sont attachés à répondre.
Jean-Claude Trichet vient aujourd’hui de présider sa dernière réunion en tant que président de la Banque Centrale Européenne (BCE).
Edouard Carmignac, président et gérant du célèbre fonds d’investissements CARMIGNAC GESTION en a profité pour envoyer une lettre à Jean-Claude Trichet en lui prodiguant quelques derniers conseils.
Quelques conseils :
Baisser les taux directeurs de la BCE de 1,5% actuellement à 0%
Déclarer que la BCE est prête à racheter sans limite les dettes des pays en difficulté de la zone euro.
Voici le contenu de la lettre de l’investisseur français Edouard Carmingnac :
Dear Sir,
Farewell, you certainly won’t be missed! During your career you will have dealt a fatal blow to the French industry with your strong franc policy in the 90s, deepened the impact of the 2008 crisis by underestimating its scale and, more recently, endangered the euro with ill-considered rate hikes and clearly inadequate support for the debt of weakened European countries.
Tomorrow, you will chair the ECB council meeting for the last time. This will be your last chance to leave on a positive note. May I thereby bring forward the following proposals for your consideration:
– cut the ECB’s key interest rate to zero. Immediately lowering the entire eurozone interest rate’s burden by 1.5%, would provide a welcome boost, in particular, to the weakest member states. It would also have the advantage of helping to fight the euro’s overvaluation, which has been crippling exports for nearly five years.
– make a declaration of intent to purchase unlimited amounts of distressed countries’ sovereign debt without sterilising these interventions. To prevent any abuse, you could enforce that once the Bank’s total purchases exceed a given percentage of a country’s GDP, the country concerned would be required to follow an IMF structural adjustment programme. Giving the ECB a heightened role on the sovereign debt market would solve two major problems. It would give weakened countries renewed access to markets on non-prohibitive terms. Also, it would relieve European banks of the more than problematic need for massive, immediate recapitalisation, required by the depreciation of their sovereign debt holdings. Finally, whatever the monetarists may claim, the liquidity created through these interventions would not be inflationary. It would merely lessen the strength of the powerful deflationary forces generated by widespread deleveraging, while also exerting downward pressure on the euro. But wouldn’t a weak euro be preferable to no euro at all?
The situation is serious and calls for immediate action. The vicissitudes of the European construction imply that neither politicians nor any institution but the ECB is in a position to act decisively. Hence, the formidable task of filling this role is yours.
I sincerely hope that the zealous civil servant we all know will reveal himself a true statesman.
Yours faithfully,
Edouard Carmignac
CARMIGNAC GESTION
Voici l’image de la lettre en anglais.
Lettre de Edouard CARMIGNAC à Jean-Claude TRICHET, président de la BCE
Les craintes sur les banques françaises ont ranimé le spectre des nationalisations. Les valeurs bancaires ont perdu plus de la moitié de leur valeur en bourse cet été 2011 sur fond de crise des dettes souveraines et de rumeurs incessantes.
Les investisseurs n’ont plus confiance et craignent une crise de liquidité. C’est pourquoi l’on entend de plus en plus que la recapitalisation des banques est une nécessité financière de la part de plusieurs acteurs économiques dont Christine Lagarde, la directrice générale du FMI.
Cette recapitalisation peut se faire par la nationalisation des banques, cela ne serait pas la première fois et d’autres pays plus libéraux que la France comme l’Angleterre ont franchi le pas lors de la crise financière de 2008 (nationalisation de RBS).
Nous allons étudier la légalité d’une nationalisation, les scénarios possibles de nationalisation des banques françaises ainsi que les risques pour les actionnaires.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des offres adaptées à vos centres d’intérêts. En savoir +